Christophe nous raconte ses "vacances" en Savoie...

"Trail du Galibier, Valloire départ 7h00 dimanche 17/08.
La nuit a été fraîche, 6° au départ, la neige est tombée durant la nuit sur les hauteurs. Mais la météo annoncée est plutôt bonne (il fera très beau toute la journée).
Je décide de partir prudemment (de toute façon pas trop le choix on monte aussitôt de 500 m sur les 4 premiers km) et le but étant de bien finir.
Je gère donc les premières côtes, ça monte et ça descend sur les 8 premiers kms.
Première grosse difficulté la montée au Plan d’orient 2624 m et là je regrette de ne pas avoir pris les bâtons, je pensais que ce n’était pas indispensable sur 45 kms mais à la vue du dénivelé ça m’aurait aidé, tant pis.
Après cette montée pendant près de 10 kms, on descend au camp militaire des Rochilles, ravito (assuré par des militaires). Mes arrêts aux ravitos seront très courts je fais le plein et repars.
Partie assez roulante ensuite avant d’attaquer le Galibier (2700 m).

Ça devient plus dur, parcours technique, exigeant et une grosse montée interminable. Je mets les mains au sol pour m’aider à monter et quand je regarde devant moi et vois les coureurs là-haut…ça va être dur d’y monter. Mais je

m’accroche et essaie de conserver une bonne régularité.

Une fois en haut (je souffle un peu et admire le paysage, magnifique par temps dégagé) passage sur une crête entre le petit Galibier et le Col du Galibier.

Maintenant qu’on est en haut il faut redescendre jusqu’à l’arrivée (15 kms), après l’effort donné c’est difficile de se décontracter pour bien descendre surtout que ça descend fort, les cuisses sont raides. Mais bon je prends le rythme et double des coureurs, ce qui motive et j’avance plutôt bien.
Derniers ravitos on m’annonce environ 4 kms, je me lâche et on y va.

Je passe la ligne 8h01.47. 77ème.
De bonnes sensations pendant la course, j’étais plutôt bien préparé, avec du recul je pense avoir été trop prudent et pouvais gagner 30 min. mais content d’avoir terminé et pris du plaisir et rassuré (je restais sur un abandon sur le GRP en 2012 et depuis plus grand-chose le plus long aura été 30 kms au Mascaret en Juillet).
 
Défi des Aroles. Arèche-beaufort Jeudi 21/08 (c’est la St Christophe).
Ça va être ma fête. Ayant bien récupéré après le Galibier, je vois une affiche «Venez défier nos champions » Montée sèche le défi des arolles 3.1 km 700 d+, je suis à côté ça serait dommage, aller j’y vais.

Départ 18h30, je m’échauffe, sur la ligne de départ tout le monde à des bâtons (je regrette encore de ne pas avoir pris les miens). Le départ est donné, ça joue du bâtons pour se faire une place ça surprend…
Ca va vite, très vite, donc je pars vite, trop vite (ce n’est pas le même rythme que le Galibier…) dès les premières minutes je suis asphyxié, ça monte dur et le terrain est très gras.

J’alterne entre marche et course (quand ça monte moins). Pas de questions à se poser il n’y a que 3.1 kms et je fais ce que je peux jusqu’en haut.
Arrivée au refuge des Arolles à 1900m en 37 min. 30ème. Content de l’expérience.
Sur place collation au refuge (très sympa comme organisation).
Petit détail : après la course, il faut redescendre…en courant."

   
© CCPBeuzevillais © 2015